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HISTORIQUE

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Historique de l'Éducation des PN 

Raisons majeures
de la perte de vitesse

La colonisation et l’assimilation forcées passées et encore présentes; 


Les pensionnats et l’éducation non-autochtone obligatoire;


L’imposition de la culture et de la langue québécoise par le gouvernement du Québec et les ressources qui proviennent de son système dans les écoles et les garderies/services de gardes de la communauté;


Le fait que le gouvernement du Québec sanctionne tous les étudiants des Premières Nations à partir de ses programmes d'enseignement;


Le retrait du programme en langue innu intensif au 1er cycle du primaire à l'époque (1e à 3e année).

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En homage aux enfants disparus

Photo: Marie-Claude André-Grégoire

POSITION SUR LE PROCESSUS DE TRANSFORMATION EN ÉDUCATION

La transformation en éducation représente une opportunité pour ITUM de revoir sa position en éducation. ITUM doit repenser ses partenariats avec les organismes du milieu impliqués dans l’éducation. Aucun groupe de travail ne peut le faire à sa place. Ces partenariats doivent soutenir les communautés pour une autonomie complète et lorsque cette autonomie est atteinte, la communauté doit en être fière. L’approche préconisée de la part des Chefs d’impliquer les organisations régionales dans la phase de la consultation est viable à condition que les communautés puissent être des acteurs actifs dans les discussions tout au long de l’avancement des travaux.

La position d’ITUM se décline ainsi de la façon suivante dans le cadre du processus de transformation en éducation des Premières Nations:

  1. ITUM gouverne son système d’éducation et possède sa propre expertise locale et est disposé à partager son expertise avec les autres Premières Nations;
     

  2. ITUM croit que la transformation en éducation doit permettre à la communauté d’améliorer l’offre de service à ses membres dans le domaine de l’éducation tout en favorisant la proximité des services;
     

  3. ITUM veut participer activement et pleinement à la démarche nationale en ce qui concerne la transformation de l’éducation;
     

  4. ITUM a appuyé la recommandation des Chefs afin que les organisations régionales puissent être des facilitateurs pour l’exercice des consultations au niveau national;
     

  5. ITUM recommande la mise sur pied d’un comité de travail national pour traiter des ententes en matière d’éducation entre les deux instances gouvernementales: fédéral et provincial;
     

  6. ITUM affirme que les parents doivent être impliqués dans le projet de transformation en éducation;
     

  7. ITUM reconnaît que les décisions prises au niveau national auront un impact direct sur son propre système de gouvernance interne d’éducation;
     

  8. ITUM exige d’obtenir des informations de manière transparente afin d’être informé adéquatement de l’évolution des travaux des différents comités pour avoir la possibilité de soumettre des recommandations selon l’avancement de ceux-ci;
     

  9. ITUM revendique une représentation de ses intérêts au sein des différents comités mis en place pour le Québec;
     

  10. ITUM affirme que les ententes éducatives régionales devront être élaborées en collaboration avec ITUM et les organisations concernées;
     

  11. ITUM affirme que l’organisation régionale de Tshakapesh, étant sous la gouverne des Conseils des Innus, doit continuer à recevoir les mandats de la part des Conseils uniquement;
     

  12. ITUM affirme que les instances administratives sont redevables auprès du Conseil qui détient la gouvernance en matière d’éducation;
     

  13. ITUM affirme que la démarche entamée pour la transformation en éducation doit obligatoirement se faire de Nation à Nation;
     

  14. ITUM affirme que toute option considérée dans la transformation en éducation devrait privilégier la livraison de services directs à la clientèle étudiante et limiter les sommes investies en coûts fixes de structure. La flexibilité s’avère une caractéristique essentielle à toute approche devant considérer des environnements politiques, culturels, sociaux, économiques, technologiques en constante évolution.

L’éducation est fondamentale pour l’avenir de nos Nations. Le système d’éducation des Premières Nations doit donner l’opportunité à tous les membres d’atteindre leur plein potentiel. Les chemins parcourus par les communautés depuis la prise en charge ont demandé plusieurs années de travail acharné, il faut faire preuve de considération envers les précurseurs de nos communautés qui ont lutté et milité pendant tant d’années pour bâtir notre propre système d’éducation en fonction des besoins de nos enfants. Le mouvement national entamé pour la transformation en éducation doit faire preuve de vigilance, de prudence et de respect envers les communautés qui détiennent cette autorité et cette responsabilité, cette juridiction et ce pouvoir décisionnel.

Nouvelles relations avec le fédéral

Depuis quelques années, la relation avec le fédéral est en train de changer, ce qui explique pourquoi ITUM est actuellement en discussion avec le fédéral afin «d’établir une nouvelle relation de nation à nation et de gouvernement à gouvernement sur la question de l’Éducation, fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la collaboration et le partenariat en tant que principes de base de changements en profondeur». - Tiré des lignes directrices de l’Entente régionale en éducation (ERE) - Services autochtones Canada (SAC).

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